Le stress : facteur de risque de blessures chez le coureur

Courir est sans doute l’une des activités sportives les plus populaires. Idéale pour se maintenir en bonne santé, ce sport bien que bénéfique n’est pas sans risque.

Mauvaise pratique, faux pas et posture inadéquate sont autant de facteurs qui peuvent causer une blessure. Cependant, il existe un autre facteur insoupçonné qui peut augmenter la probabilité d’une blessure.

Il s’agit d’un type de stress particulier dénommé stress mécanique. Pour en savoir plus sur les liens entre stress et blessure à la course, lisez cet article.

Le stress: facteur de risque de blessures chez le coureur

Le stress est facteur de risque : comment éviter la blessure ?

Notre organisme est composé de plusieurs tissus vivants tels que les muscles, les cartilages, les tendons et les os.

Au cours d’une activité sportive comme la course au pied, ces tissus sont stressés par différentes forces comme la compression, la tension ou encore la torsion.

Même si le stress est présent dans la vie courante, son intensité est en réalité beaucoup plus forte dans le sport.

C’est la raison pour laquelle en reprenant une activité sportive suite à une pause ou une blessure, vous ne devez pas mettre la même intensité qu’avant. Il faut impérativement une reprise progressive afin d’éviter les récidives et les blessures.

En effet, la plupart des blessures proviennent d’une surcharge exercée sur les tissus (os, tendon, cartilage, muscle, etc.). La quantification du stress mécanique est en effet une mesure préventive à cette problématique.

Elle consiste tout simplement à doser son effort selon son état de santé physique lors d’une course à pied ou d’une autre activité sportive.

Comment un coureur peut progresser sans se blesser ?

Si vous ne ressentez pas de douleur ni durant l’effort physique, ni 30 minutes après, ni le lendemain matin, sachez que les clignotants sont au vert. Vous pouvez alors augmenter votre activité en courant sur une distance beaucoup plus longue.

À chaque fois que vous faites du sport sans ressentir de douleur, vous pouvez dès le prochain entraînement augmenter l’intensité de votre activité.

Par contre, lorsque vous ressentez une douleur pendant ou après l’effort, revenez à l’intensité de l’étape précédente. Cette douleur signifie que votre niveau n’a pas encore évolué.

En effet, chaque semaine, le volume total d’entraînement ne doit pas être augmenté de plus de 10 %. Si vous faites par exemple 20 km cette semaine, vous pouvez augmenter 2 km la semaine qui suit.

Autre point tout aussi important, c’est le facteur de course (changement de surface, vitesse, distance, pente). En progressant, l’idéal serait de ne faire évoluer (ou changer) qu’un seul facteur.

Soit vous augmentez la distance en laissant la vitesse et les autres facteurs constants soit vous augmentez la vitesse. Vous avez le choix de la permutation.

Sachez aussi que le stress psychologique est un facteur susceptible d’abaisser la tolérance du corps. Il augmente ainsi sa vulnérabilité. A contrario, le fait d’être heureux et épanoui facilite les adaptations du corps.

La préparation à l’entraînement : un élément important pour éviter les problèmes

Concrètement, si vous souhaitez effectuer une course à basse vitesse, il vous suffit de démarrer l’activité par une marche suivie d’une augmentation graduelle de vitesse.

Par contre si vous voulez une activité plus intense, vous devez dès la première étape, faire un jogging de 15 minutes suivie d’une séance d’accélération.


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